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L'auteur

Marc GOZLAN

Je suis médecin de formation, journaliste par vocation. J’ai débuté ma carrière de journaliste médico-scientifique en agence de presse…  Lire la suite.

Diabète de type 2 à début précoce : quand la maladie diabétique affecte enfants, adolescents et jeunes adultes

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SOMMAIRE

1er volet

Longtemps, le diabète de type 2 (DT2) a été perçu comme une maladie de l’âge mûr ou touchant les personnes âgées. Il était d’ailleurs couramment désigné sous le terme de « diabète de la maturité ». Cette représentation est aujourd’hui obsolète.

Depuis plus de six décennies, une transformation profonde est à l’œuvre : le diabète de type 2 apparaît désormais de plus en plus tôt, touchant non seulement des jeunes adultes, mais aussi des adolescents et même des enfants. Cette évolution constitue sans doute l’aspect le plus préoccupant de l’épidémie mondiale de diabète.

L’expérience américaine illustre très bien cette transition. Il y a quarante ans, le terme « diabète juvénile » désignait exclusivement le diabète de type 1, tandis que le « diabète de l’adulte » était synonyme de diabète de type 2. À partir des années 1990, des cas pédiatriques de DT2 ont été décrits aux États‑Unis, d’abord dans les communautés amérindiennes, avant que le phénomène ne s’étende à d’autres populations. Aujourd’hui, chez les adolescents américains (15-19 ans) issus de certains groupes raciaux et ethniques non blancs, l’incidence du diabète de type 2 dépasse même celle du diabète de type 1, ce qui a conduit à reconnaître récemment le DT2 comme une véritable maladie pédiatrique.

Les données de l’étude SEARCH ont considérablement enrichi notre compréhension de l’épidémiologie du diabète pédiatrique. Entre 2002 et 2015, SEARCH a montré que, chez les jeunes aux États-Unis, l’incidence du diabète de type 2, ajustée sur l’âge, le sexe et l’origine raciale ou ethnique, augmentait en moyenne de 4,8 % par an, contre 1,9 % par an pour le diabète de type 1 dans la même population.

L’étude a également estimé qu’en 2017, 0,067 % des jeunes Américains étaient atteints de diabète de type 2, ce qui suggère que la prévalence de cette maladie a doublé en seulement 16 ans.

Bien que le diabète de type 2 à début précoce reste relativement rare, toute apparition de cette affection chez les enfants et les adolescents est préoccupante, compte tenu de son évolution clinique agressive, de son association à un risque élevé de complications invalidantes dès le début de l’âge adulte et à une mortalité élevée, toutes causes confondues.

Au départ, le fardeau du DT2 était concentré dans les pays à revenu élevé et touchait principalement des individus âgés. Depuis, l’incidence a rapidement augmenté dans l’ensemble des pays, y compris ceux à revenu faible ou intermédiaire, en lien avec l’urbanisation, des changements socio-économiques rapides et l’augmentation globale de l’obésité.

Il n’existe pas une définition universelle du diabète de type 2 à début précoce. Les auteurs distinguent en général le diabète de type 2 d’apparition chez l’enfant ou l’adolescent, souvent regroupé sous le terme youth-onset type 2 diabetes, avec un diagnostic posé avant 18 ans, et le diabète de type 2 du jeune adulte (early-adulthood diabetes), fréquemment défini par un diagnostic avant 40 ans.

Dans la littérature, early-onset type 2 diabetes regroupe l’ensemble des formes diagnostiquées avant 40 ans, ce qui inclut aussi bien des enfants, des adolescents que des jeunes adultes . Ce seuil de 40 ans est avant tout pragmatique : il fait apparaître un groupe de patients plus exposés aux complications et qui nécessitent souvent une prise en charge plus précoce et plus intensive que ceux diagnostiqués plus tardivement.

L’incidence du diabète de type 2 à début précoce est extrêmement faible avant la puberté et les cas avant l’âge de 10 ans sont exceptionnels, en dehors de certaines populations autochtones, notamment les Amérindiens, les Premières Nations au Canada et les peuples autochtones d’Australie.

À partir de la puberté, l’incidence augmente progressivement, en lien avec l’insulinorésistance physiologique propre à cette période de la vie. Dans ce contexte, il est cohérent d’observer que l’âge moyen de survenue du diabète de type 2 à début précoce est plus bas chez les filles que chez les garçons, correspondant à l’âge du pic d’insulinorésistance pubertaire dans chaque sexe.

Cette transition du DT2 à un âge plus précoce est principalement liée à l’augmentation de la prévalence de l’obésité chez les populations plus jeunes, en particulier dans les pays à revenu élevé.

Toutefois, la relation entre l’obésité et le diabète de type 2 à début précoce varie selon les groupes ethniques. Ainsi, dans certains d’entre eux, comme les populations d’Asie du Sud, le diabète de type 2 apparaît généralement 5 à 10 ans plus tôt que chez les personnes d’origine européenne.

Cette transition représente un défi majeur de santé publique pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les personnes atteintes vivent plus longtemps avec la maladie et présentent une évolution plus agressive, avec des complications micro- et macrovasculaires plus fréquentes, un pronostic obstétrical défavorable et une mortalité prématurée. Ensuite, l’apparition de la maladie pendant des périodes clés de la vie productive (études, emploi, planification familiale) engendre un fardeau personnel important et des pertes économiques à l’échelle individuelle et sociétale. Enfin, la survenue accélérée de complications et de la multimorbidité qui en découle exerce une pression importante sur les systèmes de santé et crée la nécessité d’un recours à des soins complexes, à des âges plus précoces que ceux habituellement observés.

Cette montée en puissance du DT2 à début précoce résulte d’un ensemble complexe de facteurs, notamment épidémiologiques, sociaux, environnementaux et biologiques.

Dans les pays à revenu élevé, les premières alertes sont venues de la constatation d’un risque accru de complications chez des jeunes présentant des formes cliniques particulièrement sévères. Par la suite, les données populationnelles ont montré une augmentation parallèle du diabète de type 2 et de l’obésité chez les 30–39 ans. Comme chez les adolescents, ces jeunes adultes diabétiques présentaient des complications cardiovasculaires avec un pronostic nettement plus défavorable que celui de personnes développant un diabète plus tardivement, à durée de maladie comparable.

Une question centrale est alors apparue : ces sujets qui développent un DT2 à un âge plus précoce sont-ils plus vulnérables parce qu’ils prennent du poids plus tôt ? Une étude prospective, menée pendant 7 ans, a montré que plus l’IMC augmente, plus le risque de développer un diabète de type 2 s’élève, et cet effet est particulièrement marqué chez les adultes jeunes. Ainsi, chez les 25–40 ans, chaque point d’IMC supplémentaire augmente le risque d’environ 25 % chez les hommes et 24 % chez les femmes. À titre de comparaison, cette hausse du risque est plus modérée chez les 40–55 ans, de l’ordre de +13 % chez les hommes et +11 % chez les femmes. Autrement dit, à prise de poids équivalente, les jeunes adultes voient leur risque progresser beaucoup plus rapidement vers un DT2 que les personnes plus âgées.

Parallèlement, plusieurs travaux ont cherché à quantifier ce que « plus jeune » signifie en termes de pronostic. En combinant les données de 26 études, une méta-analyse a montré qu’à chaque année de moins à l’âge du diagnostic correspond une augmentation du risque de complications et de décès : environ 4 % de risque supplémentaire de mortalité toutes causes confondues, 3 % de risque en plus de maladie cardiovasculaire et 5 % de risque en plus de complications microvasculaires, même en tenant compte de l’âge actuel des patients et de la durée connue du diabète. D’autres études soulignent cependant que la durée totale d’exposition au diabète reste un déterminant majeur des complications.

Au cours des dernières décennies, la fréquence (prévalence) et le nombre de nouveaux cas (incidence) de diabète de type 2 à début précoce ont fortement augmenté à l’échelle mondiale. Cette progression est particulièrement marquée dans les régions et populations non européennes, notamment en Océanie, en Asie du Sud et centrale, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Au Japon, une étude publiée en 2005 a ainsi rapporté que 80 % des nouveaux cas de diabète à début précoce identifiés lors d’un dépistage du diabète dans un vaste système de santé scolaire correspondaient à un diabète de type 2.

Les jeunes et les adultes jeunes issus de populations autochtones, noires et asiatiques sont les plus touchés.

Aux États‑Unis, ces tendances ont été largement documentées par l’étude SEARCH for Diabetes in Youth, une vaste enquête populationnelle menée aux États‑Unis de 2000 à 2020 dans plusieurs États (Washington, Caroline du Sud, Ohio, Colorado, Californie) et dans certaines réserves amérindiennes. Elle a mis en évidence de fortes disparités selon l’origine ethnique : en 2017, la prévalence du diabète de type 2 chez les jeunes atteignait 1,8 pour 1  000 chez les Afro‑Américains, 1,63 chez les Amérindiens, 1,03 chez les Hispaniques, contre seulement 0,59 chez les jeunes d’origine asiatique/pacifique et 0,20 chez les Blancs non hispaniques.

Les populations autochtones des Amériques présentent une prévalence exceptionnellement élevée de diabète de type 2 et ont compté parmi les premières populations chez lesquelles un diabète de type 2 à début précoce a été identifié, jouant ainsi un rôle sentinelle dans l’identification précoce de ce phénomène.

Populations amérindiennes du Sud-Ouest des États-Unis

Chez les enfants de la communauté Pima, l’apparition du diabète de type 2 dès l’enfance ou l’adolescence s’est fortement accrue au cours des trois dernières décennies du XXᵉ siècle. Cette progression reflète principalement la montée de l’obésité infantile et adolescente, souvent plus sévère, ainsi que l’augmentation du nombre d’enfants exposés in utero au diabète maternel. Alors qu’aucun cas n’était observé chez les garçons au cours des années 1967‑1976, la maladie touchait 1,4 % d’entre eux dans la décennie 1987‑1996. Chez les adolescents plus âgés (15‑19 ans), la proportion était passée de 2,4 % à près de 3,7 %.

Chez les filles, la hausse s’est révélée encore plus marquée : la fréquence du DT2 a quadruplé, passant de 0,72 % à 2,88 % chez les 10‑14 ans, et presque doublé (de 2,73 % à 5,31 %) chez les adolescentes plus âgées (15‑19 ans), traduisant une aggravation préoccupante du phénomène dans cette population autochtone.

Chez les jeunes Amérindiens, le diabète de type 2 est désormais plus fréquent que le diabète de type 1, illustrant le profond changement épidémiologique à l’œuvre.

Populations autochtones du Canada

Dans les années 1980, les premiers cas de diabète de type 2 à début juvénile ont été identifiés au Canada chez des enfants Oji‑Cree du Manitoba, soit environ deux décennies après les premiers cas décrits chez les jeunes Indiens Pima en Arizona. Par la suite, plusieurs travaux ont montré que la majorité des patients canadiens présentant un diabète de type 2 à début pédiatrique vivent dans les provinces du Manitoba et de l’Ontario, où résident d’importantes populations des Premières Nations.

Parmi les taux de prévalence les plus élevés de diabète de type 2 à début juvénile figurent ceux observés chez les peuples des Premières Nations au Canada, avec 821 cas pour 100 000 jeunes âgés de 0 à 18 ans, et dans le nord de l’Australie, avec 670 cas pour 100 000 jeunes de moins de 24 ans.

Entre 2009 et 2017, la prévalence du diabète de type 2 a augmenté bien plus rapidement que celle du type 1 dans plusieurs groupes raciaux et ethniques, notamment chez les jeunes d’origine asiatique/pacifique (+7,3 % par an) et chez les Afro‑Américains (+7,1 % par an). Ces données traduisent une accélération préoccupante du phénomène dans des populations déjà vulnérables. Par ailleurs, la prévalence augmente nettement avec l’âge. Elle est multipliée par plus de trois entre 10-14 ans et 15-19 ans et reste plus élevée chez les filles que chez les garçons.

Lincidence et la prévalence du DT2 à début précoce en augmentation dans le monde entier

Sur le plan mondial, la situation n’est guère rassurante. Les taux les plus élevés de diabète de type 2 chez les adolescents sont rapportés au Brésil, chez les peuples des Premières Nations en Ontario et au Mexique. Cette évolution dépasse désormais les frontières américaines. Selon une méta‑analyse regroupant les données de 25 pays, environ 41 600 nouveaux cas de diabète de type 2 à début juvénile ont été recensés dans le monde en 2021, dont un tiers en Chine, en Inde et aux États‑Unis.

En Chine, la prévalence du DT2 à début pédiatrique, estimée à partir de l’examen des dossiers hospitaliers de 14 centres médicaux, a été multipliée par 2,5 entre 2005 et 2010. Une enquête transversale nationale a ensuite rapporté, pour la période 2013‑2014, une prévalence du diabète de 0,13 % chez les enfants chinois âgés de 10 à 17 ans.

Les taux d’incidence les plus élevés sont observés au Brésil, au Nigeria, en Indonésie, au Mexique et en Égypte, traduisant la diffusion rapide et mondiale du diabète de type 2 chez les enfants et les adolescents.

Une prévalence record au Proche et Moyen-Orient

Au Proche et Moyen-Orient, les comparaisons régionales rapportées par la Fédération internationale du diabète indiquent que la proportion de personnes vivant avec un diabète (prévalence) y est la plus élevée au monde et qu’elle augmente rapidement. Une prévalence particulièrement élevée de diabète de type 2 à début juvénile a été documentée chez les enfants et adolescents au Koweït (0,035 %) et au Qatar.

Par ailleurs, des taux de nouveaux cas de diabète (incidence) particulièrement élevés ont été rapportés au Koweït, en Libye et au Qatar.

Une étude nationale observationnelle menée chez des enfants et adolescents israéliens âgés de 10 à 18 ans atteints de DT2 a mis en évidence une multiplication par dix de l’incidence du diabète de type 2 à début juvénile chez les jeunes Arabes israéliens entre 2008 (0,66 pour 100 000) et 2019 (6,4 pour 100 000), ainsi qu’une augmentation par 3,5 chez les jeunes juifs israéliens au cours de la même période (de 0,62 à 2,3 pour 100 000).

Bien que les données sur le diabète de type 2 à début précoce au Proche et Moyen-Orient restent limitées, les résultats disponibles convergent pour témoigner d’un risque élevé et en augmentation de DT2 chez les enfants et les adolescents dans cette région.

À l’inverse, les jeunes d’origine blanche non hispanique au Royaume‑Uni, en Allemagne et aux États‑Unis présentaient les taux d’incidence les plus faibles, estimés entre 0,1 et 0,8 nouveaux cas pour 100 000 jeunes chaque année, soit un niveau particulièrement bas comparé aux autres groupes étudiés.

Certaines des prévalences les plus faibles de diabète de type 2 à début juvénile sont observées en Europe et au Royaume‑Uni, où elles se situent entre 0,6 et 1,4 cas pour 100 000, dans des populations majoritairement blanches.

Si l’Europe et l’Amérique du Nord restent les zones les moins concernées en termes de prévalence, l’incidence y augmente néanmoins, comme partout dans le monde, avec une hausse plus prononcée chez les femmes et les groupes ethniques non blancs. Dans certains pays à revenu élevé, cette augmentation dépasse même 5 % par an. L’augmentation de la prévalence touche donc aussi l’Europe, et le diagnostic de DT2 n’est plus rare à l’adolescence en France.

L’ensemble de ces données épidémiologiques met en évidence un creusement des inégalités et montre que le DT2 précoce s’impose désormais comme un enjeu majeur de santé mondiale, avec de fortes disparités selon les régions et les populations.

Prépondérance féminine aux âges les plus jeunes

On retrouve aussi, dans de nombreux travaux, une observation clé : la prépondérance féminine à l’âge le plus jeune (< 25 ans) dans le diabète de type 2 à début précoce. Cette différence pourrait résulter des effets de la puberté et des hormones sexuelles sur la résistance à l’insuline : chez les adolescentes, la prise de masse grasse et certaines variations hormonales pourraient majorer la résistance à l’action de l’insuline, les filles développant plus de tissu adipeux que les garçons. Mais ce mécanisme ne suffit pas à expliquer l’ensemble du phénomène, d’autant qu’à l’âge adulte les femmes doivent, en moyenne, prendre plus de poids que les hommes pour développer un diabète de type 2.

Le rapport de prévalence filles/garçons est estimé à 6 pour 1 chez les jeunes des Premières Nations au Canada, à 5 pour 1 chez les jeunes Indiens Pima de l’Arizona, à 3 pour 1 chez les Mexicano‑Américains et à 1,2 pour 1 chez les Japonais.

Une autre explication tiendrait au fonctionnement des systèmes de soins. Dans de nombreux pays, les jeunes femmes consultent plus souvent que les jeunes hommes, notamment pour des motifs de santé reproductive, de contraception ou de grossesse, ce qui se traduit par davantage de contacts avec le système de santé, plus de bilans biologiques et plus d’opportunités de dépistage. Cela augmente mécaniquement la probabilité de diagnostiquer un diabète chez elles, alors que des cas resteraient plus inaperçus chez les jeunes hommes du même âge.

Les différences entre les deux sexes, à IMC élevé, se combinent avec des différences selon l’origine ethnique. Aux États-Unis, par exemple, l’obésité est plus fréquente chez les femmes noires non hispaniques que chez les hommes du même groupe, alors que, dans d’autres groupes ethniques, la fréquence de l’obésité est plus proche entre hommes et femmes.

Par ailleurs, les hausses les plus marquées d’incidence et de prévalence du DT2 à début précoce se concentrent dans les populations non blanches et dans des régions en transition économique rapide, ce qui suggère que l’obésité ne peut, à elle seule, expliquer la totalité de cette épidémie. L’ensemble de ces discordances géographiques et ethniques plaide pour l’intervention simultanée de facteurs biologiques supplémentaires.

Au total, les données épidémiologiques montrent que le diabète de type 2 est en train de changer de visage, avec une augmentation nette des formes à début précoce dans des populations de plus en plus variées.

Cette évolution ne résulte pas d’un seul facteur, mais résulte de vulnérabilités individuelles (génétiques, métaboliques, familiales) et de déterminants de santé à l’échelle collective, au premier rang desquels la progression de l’obésité chez l’enfant, la sédentarité, les environnements alimentaires défavorables et les transformations socio‑économiques qui modèlent le risque métabolique dès l’enfance. Les disparités ethniques complexifient encore ce paysage : certains groupes développent un diabète de type 2 pour des indices de masse corporelle plus faibles et progressent plus rapidement vers la maladie, en lien avec des profils spécifiques de résistance à l’insuline et de dysfonctionnement de la cellule bêta.

Ce premier volet a mis en évidence non seulement l’ampleur croissante du diabète de type 2 à début précoce, mais aussi sa distribution inégale selon l’âge, le sexe, l’origine ethnique et le contexte socio‑économique.

Un second volet sera consacré aux mécanismes et aux facteurs de risque qui alimentent cette épidémie de diabète de type 2 chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, et qui contribuent à son agressivité clinique, afin de mieux comprendre en quoi cette forme précoce constitue une entité clinique à part entière.

A suivre donc. 

Pour en savoir plus...

Luk A, Wild SH, Jones S, et al. Early-onset type 2 diabetes: the next major diabetes transition. Lancet. 2025 Jun 28;405(10497):2313-2326. doi: 10.1016/S0140-6736(25)00830-X

Perng W, Conway R, Mayer-Davis E, Dabelea D. Youth-Onset Type 2 Diabetes: The Epidemiology of an Awakening Epidemic. Diabetes Care. 2023 Mar 1;46(3):490-499. doi: 10.2337/dci22-0046

Lawrence JM, Reynolds K, Saydah SH, et al ; SEARCH for Diabetes in Youth Study Group; SEARCH for Diabetes in Youth Study Group. Demographic Correlates of Short-Term Mortality Among Youth and Young Adults With Youth-Onset Diabetes Diagnosed From 2002 to 2015: The SEARCH for Diabetes in Youth Study. Diabetes Care. 2021 Dec;44(12):2691-2698. doi: 10.2337/dc21-0728

Wu H, Patterson CC, Zhang X, et al. Worldwide estimates of incidence of type 2 diabetes in children and adolescents in 2021. Diabetes Res Clin Pract. 2022 Mar;185:109785. doi: 10.1016/j.diabres.2022.109785

Dabelea D, Mayer-Davis EJ, Lamichhane AP, et al. Association of intrauterine exposure to maternal diabetes and obesity with type 2 diabetes in youth: the SEARCH Case-Control Study. Diabetes Care. 2008 Jul;31(7):1422-6. doi: 10.2337/dc07-2417

Shah AS, Nadeau KJ, Dabelea D, Redondo MJ. Spectrum of Phenotypes and Causes of Type 2 Diabetes in Children. Annu Rev Med. 2022 Jan 27;73:501-515. doi: 10.1146/annurev-med-042120-012033

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